Et si l’un des mystères les plus fascinants de l’humanité — le langage — pouvait être exploré à travers les cris de petites souris de laboratoire ? C’est le pari un peu fou qu’ont relevé des chercheurs américains, et les résultats sont aussi impressionnants que troublants. En injectant un gène humain du langage à des souris, ils ont provoqué une modification spectaculaire de leurs vocalisations.

Chez DOC PEST, on est aux premières loges de ce qui touche au comportement des rongeurs, et cette découverte pourrait bien ouvrir une nouvelle ère dans la compréhension — et la maîtrise — de ces animaux si intelligents… et parfois envahissants.

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NOVA1 : le gène du langage humain implanté chez la souris

Le 18 février 2025, des chercheurs de l’Université Rockefeller et du Cold Spring Harbor Laboratory de New York ont publié une étude dans la prestigieuse revue Nature : ils y révèlent avoir injecté la variante humaine du gène NOVA1 dans des souris.

Ce gène est présent chez tous les mammifères, mais chez l’Homme, il diffère par un seul acide aminé, ce qui suffirait à expliquer notre capacité à articuler un langage complexe.

Résultat : les souris « humanisées » ont commencé à émettre des cris différents, notamment pendant la parade nuptiale et lorsqu’elles sont juvéniles. Les sons sont devenus plus fréquents, plus aigus, et surtout plus complexes.

Un pas de plus vers la compréhension du langage ?

Le gène NOVA1 n’est pas le seul à être lié à la parole humaine : on connaissait déjà FOXP2, détecté notamment chez les souris, les oiseaux chanteurs… et même dans l’ADN néandertalien. Mais NOVA1 semble jouer un rôle plus fondamental, plus « ancien ».

Ce que les chercheurs avancent, c’est que la communication humaine pourrait trouver ses origines dans une modification minime… mais essentielle survenue chez nos ancêtres. Une petite mutation qui aurait tout changé dans notre capacité à « parler ».

Et ce n’est pas qu’une question d’émettre des sons : cela implique aussi des capacités cognitives, sociales, et d’adaptation — des traits qu’on retrouve justement chez les rats et les souris, qui étonnent régulièrement les scientifiques par leur intelligence.

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Quel impact pour la science… et pour la lutte anti-nuisibles ?

Soyons clairs : on ne va pas se retrouver avec des rongeurs en train de nous réciter du Baudelaire dans les égouts. Mais cette avancée ouvre des perspectives inédites :

  • Une meilleure compréhension du comportement des rongeurs dans des environnements complexes.
  • La possibilité d’étudier les troubles du langage et du développement cognitif humain via des modèles animaux plus proches de notre fonctionnement.
  • Des approches plus fines et plus éthiques dans les domaines de la recherche, voire à terme dans la lutte anti-nuisibles.

DOC PEST, toujours en veille sur les comportements des rongeurs

Chez DOC PEST, on connaît parfaitement les capacités d’adaptation des rats et des souris. Leur intelligence, leur mémoire, leur structure sociale… Tout cela rend les infestations complexes à éliminer sans une vraie stratégie professionnelle.

C’est pourquoi nous utilisons des produits adaptés, dans les bonnes doses, et que nous privilégions des méthodes ciblées et respectueuses de l’environnement quand cela est possible.

Intervention rapide sur Metz, Nancy, Thionville, Épinal, Luxembourg

Sources :

Nature – « A single amino acid difference in NOVA1 alters vocalizations in mice », 18 février 2025

ScienceAlert – “A Human Language Gene Has Been Implanted in Mice, And It Changed Their Calls”, 19 février 2025

IFLScience – “Scientists Gave Mice A Human Language Gene, And Their Calls Changed”, 21 février 2025

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